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21 octobre 2008

Bancor

Revenons aux propositions de  Keynes qui avait suggéré à l’époque de Brettons Woods la création d’une monnaie supranationale le « bancor », car malheureusement c’est le dollar qui a gagné à l’époque, permettant ainsi aux USA de vivre aux dépens du reste du monde.
Et aujourd’hui, 21 octobre 2008, à lire certains commentateurs la crise n’est pas si grave et ne nécessiterait pas de profonds changements.

On croit rêver, le « marché » rend aussi aveugle que la bible et le coran. Benjamin Franklin doit se retourner dans sa tombe, lui qui voulait domestiquer la foudre, il  ne sert aujourd’hui qu’à boucher les trous creusés par des banquiers arrogants et déments.
Triste sort pour ce grand imprimeur et éditeur de l'« Almanach du pauvre Richard » de finir à illustrer les billets de 100 dollars. Une honte vraiment de salir ainsi un humaniste signataire de la déclaration d’ Indépandance et du Traité de Paris et pourfendeur de l’esclavage.
Qu’est ce qui est plus pornographique, cette fille dont la vallée des fesses sert de piège à billet, ou ce portrait de cet immense savant  qui par liasses de milliards de $ sont destinés à sauver des charlatans dont nous dépendons tellement que l’on n’ose pas leur faire le sort qu’ils méritent ?

bancor

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Commentaires
J
Merci aussi à Claire pour l'excellent lien. Prenez le temps de regarder cette video.
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F
Il était une fois une belle princesse, si riche et si courageuse qu'on l'appela Fortiche.<br /> Fortiche grandit si vite que son papa, Mauriche Lippens, se dit : "Voilà un compte de fait, ouvrons-en un autre !"<br /> C'est alors qu'il entendit une grosse Hollandaise lui chanter : "L'ABN, l'ABN, ça voulait dire... on a vingt ans !"<br /> Il en tomba éperdument AMRO et il l'acheta en débit du bon sens. Du coup, ce qui devait tarifer tarifa, le château de la Princesse était menacé! Il fallait consolider les Fortisfications !<br /> Seulement dans la finance, tout allait à vau-l'eau, à vall Street... En Russie, on fermait la Bourse vit'fait, à la soviet ! L'Islande criait "Moscours ! Moscours !" Et même le CAC40 devenait CAC 48 : "Aidez-nous !"<br /> Tout l'édifisc s'écroula. Les rocs s'fêlèrent... et cela fit, avec toutes ces pierres, belle mare !<br /> Pour soigner la Princesse, on appela vite Le médecin de garde, Un urgentiste, Yves Leterme qui voulait sauver sa peau, Enfin... Celle de la Princesse. Mais la sienne aussi, en passant...<br /> Hélas, Fortiche avait toujours fort mal à la dette. Alors c'est au casino qu'on joua la Princesse devenue la poule aux oeufs d'or :<br /> "Attention ! Rien ne bat plus, les oeufs sont frais !"<br /> Et paf ! Débarque le chef de la BNP, Baudouin Proton, La BNP parie bas et emporte la Fortiche ! Il saute sur l'occasion, c'est le cas de le dire, pour l'épouser à l'insu de son plein gré.<br /> Lors du mariage forcé, Fortiche perdit son nom de jeune fille et sa belle assurance. C'est dingue que la BNP avale ainsi un si beau bijou de famille belge, et tout ça en un seul W-E ! Comme quoi l'avaleur...<br /> n'attend pas le nombre des années !<br /> Le jour même, la Princesse mourut dans un incendie qui se propagea de la sicav au grenier. Ainsi Fortis s'éteignit et BNPaix à ses cendres...<br /> Du coup, papa Mauriche, craignant le goudron et les plumes, se réfugia sur la côte, groggy, Knokke-out.<br /> Quant à Axel Miller, sans parachute doré... il se retrouva tellement démuni qu'on l'appela "Axel raide" !<br /> Seulement la Princesse n'était pas la seule dans le besoin. Fortiche, c'est un peu l'arbre qui cache la déforestation ! Partout, c'était la dèche, le Big Bank !<br /> Alors l'Etat versa des milliards et paya les dépôts cassés. Ça calma la crise quelque temps, ça l'endormit même un peu... Car la Bourse, c'est comme le serpent Kaa du livre de la jungle : "Aie confiance, croîîîîs en moi !"<br /> Seulement, pourra-t-on berner la crise plus longtemps ? Ce serait un miracle plus fort qu'à la grotte de Lourdes, car qui berne la dette soutire tout... Quand la crise se réveillera, on devra se serrer la ceinture ! Hé oui!<br /> Vous pensez bien que si l'Etat avance de l'argent pour que le marché se régule, il faudra bien quelqu'un pour payer la note selon le bon vieux<br /> principe: "Si tu avances et que moi, je régule, comment veux-tu, comment veux-tu que je..."<br /> Moralité : "La crise est devant nous mais le pire est derrière! "
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J
Alors, chère "p'tit mot" attends un peu avant de lire le livre de Jean Ziegler "la haine de l'occident" car tu risques d'exploser définitivement. Triste sort que je ne te souhaite pas, car nous avons de besoin de gens comme toi, capable encore de s'émouvoir de l'injustice du monde, quand on constate que malheureusement chacun ne pense qu'à son petit soi.
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U
Flep, tu as fait monter ma température d'un coup !Avant, j'étais déjà dégoûtée par ces énormes chiffres annoncés comme s'ils sortaient d'un chapeau... et maintenant je bouillonne d'indignation !
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J
merci Flep pour ce riche commentaire. Et si la pauvreté devait amener à développer de riches et généreuses idées, la crise aurait un sens, un bon sens.
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